générique
texte, mise en scène et performance
Amélie Gratias
les images tirées du film sont issues de
la post-production actuellement en cours ; celles-ci ont été tournées sur le plateau du Fresnoy en mars 2026
photographie du film
Chloé Terren
lumières du film
Marius Hellot
production
Chambre 2046
co-production
Panorama 28 (Le Fresnoy - studio national)
avant-première — le 11 septembre 2026, au Fresnoy - Studio national des arts contemporains
Critical zone
SUMMARY
creation horizon 2027
LE DIRE
À L'ÉPREUVE
Lorsqu'elle est admise au Fresnoy et qu'elle s'élance dans la production du court-métrage "Jusqu'à 30", Amélie Gratias imagine aussitôt un pendant scénique au film. Elle ne voit pas l'un sans l'autre. Là où le film est une oeuvre de peu de mots, la performance tente de faire entendre la réalité du monologue intérieur du personnage au coeur d'un corps qui s'acharne malgré l'épuisement.
En écho à une séquence du film, la performance met en mouvement le corps de l'actrice : sur un tapis de course lancé à grande vitesse, le corps résiste, s'élance, et la polyphonie de pensées anorexiques tente de se frayer un chemin entre la respiration, la sueur, le mécanisme du tapis, les pas et l'essoufflement.
LA PART INVISIBLE
Là où le film scrute l'espace mental et l'errance du corps dans l'espace, la performance offre un gros plan sur le corps en plein effort de survie et un accès en direct au chaos psychique de la maladie. Car si l'anorexie-mentale est connue pour ses conséquences sur le corps, elle est plus rarement entendue pour la réalité mentale qui constitue pourtant l'essentiel de son fonctionnement.
En emmenant le projet du film à l'endroit de l'art vivant, Amélie Gratias revendique par l'effort de dire l'existence concrète de la part invisible des maladies mentales.






